Que demander de plus que la plus grosse stupa du Népal, une centaine de croyants qui marchent ensemble, autour de l’impressionnant monument (dans le sens des aiguilles d’une montre, très important!), en faisant tourner des mani walls (avec leur main droite, toujours très important!) et en récitant des « Om-Mane-Padme-Om » (un mantra - prière - bouddhiste), tout cela avec le soleil qui se couche comme toile de fond? Pas grand-chose, vous me direz. Et vous aurez bien raison.
On avait l’impression d’être plongés en plein film, l’espace de quelques heures. Si ce n’avait été des vendeurs de colliers-et-autres-bébelles-avec-la-face-de-bouddha-dessus-dont-vous-avez-absolument-besoin-madame-et-qui-en-plus-est-vraiment-vraiment-pas-cher, le tout aurait été parfait, paradisiaque, mais que dis-je, idyllique! Blague à part, on a passé un très bel après-midi à Bodnath, calme et reposant, avec en prime de supers photos (qui, si la connexion nous le permet, devraient bientôt être ajoutées sur le blog!). Pour ajouter à notre bel après-midi, un coup la nuit tombée, lorsque nous quittions Bodnath, nous avons eu la chance d’assister à un impressionnant spectacle. Dans une petite rue derrière la stupa, de la cours d’un temple, là, juste à côté, résonnaient les sons des tambours. Curieux, nous nous sommes approchés, et avons jeté un coup d’œil dans l’entrebâillement de la porte : une dizaine de jeunes moines, âgés de moins de 12 ans pour la plupart, récitait des prières, en cercle, et jouant d’un instrument de musique étrange et en accomplissant une chorégraphie tout aussi… envoûtante? On se sentait comme des petits enfants qui ont le privilège d’observer quelque chose qu’ils ne sont pas supposés voir…
C’est toujours impressionnant de voir
à quel point la foi est forte ici, avec quelle ardeur les gens se livrent à leurs prières et autres rituels… Impressionnant et pourtant si compréhensible et inévitable, lorsque l’on sait que 80% de la population népalaise vit avec moins de 2$ par jour… Ici, comme dans la plupart (voire dans TOUS) les pays dits « pauvres » ou « sous-développés », les gens n’ont pas grand-chose à quoi s’accrocher, si ce n’est que la religion. Pour la grande majorité de ces gens, il s’agit de leur seule échappatoire, de leur seul espoir en quelque chose qui sera, un jour, dans une autre vie, meilleur.
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À notre retour à Thamel, retour d’une préoccupation beaucoup plus terre-à-terre : le gargouillement de nos estomacs! Ce soir étant la dernière soirée que nous partagions avec Garcia, ce dernier quittant Kathmandu demain matin, nous avons décidé de « sortir en grand » … Souper et cocktails au « Maya Cocktails Pub », un resto mexicain en plein milieu de la capitale népalaise! Quel délice de déguster des burritos et des enchiladas (qui ne goûtaient même pas le cari!) en sirotant un mojito (au yâble les glaçons faits d'eau-pas-bonne-du-robinet, on verra ce que ça donne demain...), le tout avec le Buena Vista Social Club comme trame sonore! Au rythme des percussions et des maracas, nous nous sommes bien amusés (et surtout bien régalés!), même si nous étions tout de même un peu tristes à l’idée de perdre de vue notre ami brésilien. C’est qu’il va nous manquer, ce Baba Garcia!