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19 juin – Frangipani, encens et… boutiques souvenirs.

 

Il y a maintenant cinq jours que nous sommes à Ubud, une petite ville située tout au centre de Bali. Ici, nous avons découvert la « vraie » Bali : la religieuse, la gastronomique, la naturelle, l’artistique.

18juin 017 fangipani, ''fleur de bali''

Le matin, nous nous réveillons au bruit des oiseaux qui roucoulent et du babillement de la petite fille des propriétaires. Nous buvons notre thé sur le balcon, et observons la routine familiale : les femmes, vêtues de leurs sarongs colorés, de leurs foulards en soie et de leurs blouses en dentelles, fabriquent les offrandes destinées aux dieux. En tout, plus de 150 petits plateaux en feuilles de bananiers, remplis de fleurs, d’herbes et de riz, sont fabriqués chaque jour. Plusieurs sont disposés un peu partout, autour de la maison, avec prières et encens. Les autres sont rangés dans un grand panier en osier, en prévision de la visite au temple.  Ce sont ces grands paniers que nous voyons défiler, toute la journée, sur la tête des femmes qui marchent pourtant avec grâce et assurance dans les rues, s’arrêtant ici et là pour déposer de leurs offrandes devant une représentation en pierre d’un dieu, ou encore, sur le bord de la route, au creux d’une courbe dangereuse.

 

21juin 029 offrandes aux dieux
18juin 001 offrandes aux dieux
18juin 008 offrandes aux dieux, préparées par la famille
18juin 036
18juin 090
18juin 025

À Ubud, partout où l’on pose les yeux, un aspect de la culture balinaise s’offre à nous : les hommes vêtus de sarongs et de foulards sur la tête, l’architecture époustouflante en détails, où la taille de la pierre et du bois en mettent plein les yeux, la musique traditionnelle qui s’échappe d’un temple, les spectacles de danse qui ont lieu chaque soir, un peu partout dans la ville, les restaurants traditionnels qui annoncent leur délicieux bebek betutu, canard aux épices cuit dans une feuille de bananier, et j’en passe!

 

18juin 003 porte de notre chambre
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18juin 020
18juin 110

Malheureusement, il y a aussi le revers de la médaille : Ubud est, par son titre de capitale culturelle de Bali, devenue très vite la plaque tournante d’un tourisme de masse et surtout, de haut budget. Les rues sont remplies de boutiques de souvenirs haut-de-gamme, les énormes autobus crachant leur horde de touristes devant le temple et surtout, devant le marché, empêchent toute circulation au coin de la principale et de Monkey Forest entre 11h et 15h, et il est bien difficile de marcher plus de cinq minutes sans se faire offrir un sarong, un T-shirt souvenir brodé main ou encore, un « transport, taxi, motorbike! ».  Nous nous reconnaissons difficilement dans le genre de touristes que nous rencontrons ici, qui payent 15$ pour une babiole en bois ou encore, qui entrent dans un temple vêtus d’une camisole « Full Moon Party » à fines bretelles, le sarong retroussé jusqu’en dessous des fesses…  

 

Ce qui nous amène à la question suivante : sommes-nous devenus trop difficiles, trop capricieux? Trop exigeants? Chose certaine, notre voyage nous a changés, au moins un peu, en changeant notre perception des choses, des comportements des touristes en général, des nôtres face aux populations locales… Nous nous rendons compte que toutes les formes de tourisme ne se valent pas, et que bien malheureusement, c’est à nous, les touristes, que revient souvent la responsabilité d’avoir modifié une région que son authenticité rendait jadis unique et magnifique. 

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