Après plusieurs “lazy days”, comme on les
appelle, on a profité du superbe temps d’hier pour « sortir de notre torpeur »! Après un énorme déjeuner à l’Umbrella (où les gens commencent à plutôt bien nous connaître…), on est allés voir notre ami Krishna, pour… louer des SCOOTERS (je vous l’avais bien dit qu’on était rendus dépendants à ces petites machines…).
Tout d’abord, direction Sarangkot. Cette fois, on est allés jusqu’au sommet de la montagne, sur l’autre versant. Grâce à la belle température, la vue y était incroyable. Les différents sommets de l’Himalaya étaient si proches, qu’on avait l’impression de pouvoir les toucher. Même après un mois au Népal, on continue d’être impressionnés à chaque fois, lorsqu’un tel paysage s’offre à nous.

Après une petite pause au soleil et plusieurs photos, on repart. Alex parlait depuis un moment d’aller visiter la célèbre Bat’s Cave de Pokhara (vous savez, « bat » comme dans « Batman » comme dans… CHAUVE-SOURIS!). Pour lui faire plaisir donc, je me suis laissée convaincre et quelques minutes après avoir quitté Sarangkot, nous nous retrouvons dans une grotte où grouille, à quelques pieds au-dessus de notre tête, des milliers de chauve-souris (et cette fois, le sens de l’exagération légendaire de Véro n’a rien à y voir… elles étaient VRAIMENT des milliers au plafond!!!). De deux constatations la première : elles sont non seulement laides, mais si elles décident toutes de s’envoler en même temps, c’est la crise! La deuxième : alors oui, là j’en ai la confirmation… je suis un brin claustrophobe. Je ne me sentais donc pas très très bien pendant qu’Alex s’en donnait à cœur joie avec son « shooting photos »… La situation ne s’est pas améliorée à la sortie de la grotte : pour retourner à la surface, il fallait escalader (oui, oui, ESCALADER) entre deux parois rocheuses formant un étroit tunnel dont on ne voyait pas vraiment le bout… En réunissant ma très piètre habileté à marcher sur des pierres mouillées et ma claustrophobie grandissante de minute en minute, j’en suis venue à la conclusion suivante : l’entrée de la grotte ferait très bien l’affaire pour en ressortir… Demi-tour donc, et au bout de cinq minutes enfin : LE SOLEIL! Aussi bien vous dire que ce genre d’activités ne figure pas dans mes « coups de cœur » du voyage!
Nous retournons donc à nos scooters. Ha,
mais voyez-vous donc… l’endroit où nous les avions laissés était un « parking payant », ce que la propriétaire du terrain avait bien évité de nous mentionner à notre arrivée (lorsqu’on lui avait demandé si c’était bien le parking pour les grottes). On lui file donc ses 20 roupies (après avoir bien pris soin de lui faire comprendre qu’ils n’étaient pas contents, les touristes) et on repart. Il est déjà 4h, le soleil va bientôt se coucher, alors on ne perd pas trop de temps et on se dit qu’on utilisera nos dernières gouttes d’essence pour aller se promener autour du lac, dans les petits villages autour de Pokhara. Petite balade de scooters qui s’est donc bien terminée, avec un joli coucher de soleil sur le lac.

Pour terminer la journée : deux bons plats de pâtes crème-fromage-épinards-champignons et quelques verres au Freedom Café, avec la musique de quelques touristes/DJ qui se sont relayés pour animer la soirée avec leur rythmes provenant d’un peu partout dans le monde. À 11h par contre, Véro est crevée et va dormir. Alex, lui, après une bien plus longue soirée, aura eu à réveiller le gérant de l’hôtel pour que ce dernier lui ouvre la porte, à 4h du matin!