Bon, ça y est, Alex et moi avons développé
une DÉPENDANCE! Dommage que les hivers québécois nous en empêchent, car sinon, à notre retour, nous nous achèterions un… SCOOTER!
Il ne nous aura fallu que trois scooters (et plusieurs kilomètres de routes. Et des montagnes gigantesques. Et du soleil…) pour que nous nous amusions comme trois petits fous, du matin au soir. On se sentait comme de vrais motards, les trois un en arrière de l’autre, à « courser » (à 45km/h…) entre les vaches, les poules, les motos, les taxis et les chariots de légumes. En 7 heures, on a presque fait le tour de la ville, allant de la World Peace Pagoda, à Sarangkot, en passant par un camp de réfugiés tibétains, au nord de la ville. La journée aura été riche en émotions, et en surprises.
Pour notre initiation en scooters,
direction World Peace Pagoda, en haut d’une montagne à une trentaine de minutes du centre de la ville. Pour s’y rendre : une vraie « trail » pour VTT, avec courbes, roches, trous béants, et tout le tralala… Beaucoup de fous rires, surtout à cause de moi, la seule fille du groupe, qui avait bien du mal à garder son équilibre au début (c’est pas ma faute, j’ai de petites jambes. Et pas assez de muscles pour tenir ma MACHINE!). Alex et Garcia, eux (avec leur trop plein de testostérone), s’en sont donné à cœur joie. Ils n’avaient qu’à bien se tenir, la fille a bien appris ses leçons, et à la fin de la journée, elle les coursait!
Au camp de réfugiés tibétains, quelle chance nous avons eue! Nous avons été invités à assister à une « puja », prière chantée en cœur par une trentaine de moines de tous âges, avec énorme tambour, trompettes étranges, cymbales et même coquillages utilisés comme instrument à vent… C’était de toute beauté, mais surtout tellement intense… Étonnant et émouvant, tout à la fois. Hélas, par respect pour les moines qui étaient en pleine cérémonie religieuse, nous nous sommes pliés à la loi des "pas de vidéos ni de photos durant la puja"... Nous laissons donc à votre imagination le soin de recréer cette scène! En plus de notre visite au temple, notre passage au camp de réfugiés nous aura encore une fois permis de constater à quel point les tibétains sont des gens accueillants, gentils et souriants, malgré l’histoire de leur peuple qui est particulièrement difficile. Partout, des « Tashi Delek » (Bonjour!) et « Kalechu » (Au revoir!), accompagnés de sourires bienveillants.
Ensuite, direction Sarangkot, où nous sommes arrivés juste à temps pour assister au superbe coucher de soleil sur la vallée. Bientôt, nous y retournerons, mais de l’autre côté de la montagne cette fois… De là, nous aurons une des plus belles vue de la région sur les sommets de l’Himalaya. De beaux clichés à venir…
Pour terminer cette super journée, thé,
bière, musique et momos (plat tibétain - petites pâtes farcies de légumes, ou fromage, ou viande, ou les trois!) avec une dizaine de voyageurs de partout dans le monde : Stella et sa maman, Katie et Jazzy, d’Angleterre, un iranien, une fille du Kazakhstan, Tal, un israélien, Yassen, un gars d’Europe de l’Est, Garcia et nous deux. Tous réunis à une même table, à l’Umbrella, on a encore pu constater à quel point les voyages entraînent de belles rencontres. Parfois, de véritables amitiés se développent. D’autres fois, il nous est simplement donné l’opportunité de discuter avec des gens venant d’endroits, de milieux, d’univers totalement différents du nôtre, et à qui nous n’aurions probablement jamais même adresser la parole si le hasard ne nous avait pas tous réunis au même restaurant, à Pokhara, un certain soir de novembre…