L’Inde est un pays qui a l’incroyable et étonnante particularité de changer radicalement à tous les 100 kilomètres. D’un état à l’autre (ou même d’une ville à l’autre!), on ne parle plus la même langue, on ne pratique plus la même religion, on ne porte plus les mêmes vêtements, on ne mange plus les mêmes choses. D’un état à l’autre, on a l’impression d’avoir changé de pays.
De la très sacrée et hindoue Varanasi,
nous sommes maintenant passés à l’ensoleillé état de Goa, minuscule territoire chrétien où se ressent encore très bien l’influence de la colonisation portugaise. Nous avons quitté les ghats encombrés et éprouvants pour rejoindre la mer d’Arabie, le sable doré, le soleil et les cocotiers. Tout un changement de décor, tout un changement d’atmosphère!
Dès nos premiers pas à l’extérieur de l’aéroport de Dabolim, à Goa, nous avons ressenti un sentiment de bien-être difficile à décrire. Ici, on se sent bien loin du chaos caractéristique que l’on connaît de l’Inde. Le tempo a ralenti, les gens sont plus chaleureux et les paysages sont d’une beauté à couper le souffle.
Nous avons élu domicile à Arambol, la plage la plus au Nord de l’État. Supposément le repère des routards à petit budget, on ressent ici tout de même un peu une atmosphère de Club Med, avec les nombreux restaurants, bars et chaises longues qui s’étendent sur des kilomètres au bord de la mer. Nous sommes tombés amoureux d’une petite hutte de bamboo tout au bout de la plage, à quelques pieds à peine de l’océan. Nous écrivons présentement cet article au son des vagues qui se heurtent sur les récifs, un Breezer au lychee à la main. « La grosse vie »!