Aujourd’hui, une petite escapade improvisée qui s’est avérée bien agréable…
Pendant notre habituel déjeuner à l’Umbrella, Mike, un ami anglais, nous a annoncé qu’il allait pêcher avec d’autres voyageurs et quelques employés du Bamboo, le bar où nous allons régulièrement. Il n’en fallait pas plus pour que l’homme du couple se sente « interpellé » par cette activité ô combien masculine (pour ne pas dire VIRILE)…
Commencent donc les « préparatifs ». En tant
que seule fille du groupe, je reste un peu à l’écart, à lire au soleil pendant que les hommes organisent leur « voyage de pêche ». Conséquence : 2h plus tard dans les maritimes, on vient tout juste de trouver des cannes à pêche. Reste plus qu’à aller louer les scooters pour tout le monde, et à aller « gazer ». Comble de manque de communication, les gars partent chacun de leur côté pour aller faire le plein, chacun arrêtant ici et là pour une bouteille d’eau, un sandwich, des oranges… Un bon 45 minutes plus tard, on est enfin tous réunis : 3 scooters et une moto, pour un joli total de 8 pêcheurs (et une observatrice).
On suit notre guide Tilek, le proprio du Bamboo, qui dit connaître un « spot » parfait. Hélas, il avait oublié un petit détail : on est au beau milieu de la saison « sèche »… Je vous laisse donc constater par vous-même l’état de la « rivière » :
On rit (un peu jaune quand même),
et on rebrousse chemin pour FINALEMENT choisir un petit coin pour pêcher, sur le bord du lac. Au moins, la balade aura été très amusante : c’était la première fois qu’Alex et moi partagions un bolide (question d’économiser quelques roupies), et mon chauffard de chum m’en a fait voir de toutes les couleurs…
"Esti qui sont connes les vaches icitte" - Alex
La partie de pêche commence donc (pas trop tôt, il est déjà 14h30). Les gars sortent leur attirail, Véro fait quelques photos (tout en riant un peu dans sa barbe, en les voyant si sérieusement à l’œuvre), et l’attente commence. Lance la ligne. Ramène la ligne. Relance la ligne. (Re)-ramène la ligne. Jusqu’au coucher du soleil. Tant d’application, tant de détermination, mes amis. Si vous aviez vu ça…
Fin de l’histoire? Il suffit de vous dire ce que
nous avons mangé ce soir-là : du porc, acheté à la boucherie du coin. Je le savais bien, qu’ils auraient dû me laisser une canne…