Nous avons quitté Bagan cet après-midi, et après une toute petite heure de bus, nous sommes arrivés à Pakokku, une petite ville dont nos amis Thomas et Alice ne nous avaient dit que du bien lorsque nous les avions rencontrés à Bangkok il y a quelques semaines. À la sortie de l’autobus, gros point d’interrogation : nous ne savons pas où nous sommes, et n’avons pas de map de la ville… Heureusement que nous avions « volé » quelques infos dans le Lonely Planet de deux voyageurs rencontrés à Bagan (ça nous apprendra à essayer le foutu ROUTARD des français) et que nous y avions trouvé le nom du seul guesthouse de la ville : chez Mya, une petite pension dans une maison centenaire appartenant à une vieille dame. À coup de « chaud ou froid », en demandant notre chemin à toutes les intersections, nous l’avons finalement trouvé : accueil plus que chaleureux par cette dame toute gentille et qui parle un anglais étonnamment fluide.
Une chance que l’accueil était chaleureux, car la chambre, elle… ouch! Plancher à même le béton, plafond de tôle (qui est en fait le toit de la maison), coin salle de bain séparé de la chambre par un simple muret de béton, toilette turque, pas de douche ou de lavabo (seulement un réservoir d’eau en béton et un petit bol pour s’asperger et se rincer), des toiles d’araignées à profusion, des rayons de soleil qui percent entre les planches de bois qui relient tant bien que mal les murs au toit… Malgré tout, une (très appréciée) incongruité : avant de mettre une porte à leur « salle de bain » ou de s’assurer qu’on ne pouvait voir à l’extérieur à travers les planches des murs, grand-maman Mya a fait installer… l’air climatisé! Une vraie bénédiction à cette chaleur insupportable, d’autant plus que la seule prise électrique de notre chambre ne fonctionne pas, rendant impossible l’utilisation d’un ventilateur!
Malgré notre chez-nous plus que rudimentaire, nous comprenons déjà pourquoi Thomas et Alice nous ont recommandé cette ville : ici, c’est la Birmanie à son meilleur! Après à peine 20 minutes de marche dans les rues, il a fallu rentrer : nous avions des crampes dans les joues à force de sourire! Les gens hurlaient à leur voisin de sortir pour nous saluer et ce, à la chaîne. Résultat : sur une rue de 10 maisons, 10 familles à saluer! Au marché, même chose : on ne sait plus où donner de la tête : faire des tatas à gauche, à droite, en avant, en arrière, se retourner pour répondre à un enfant qui passe en vélo… Jamais autant de « Mingalaba » n’auront été prononcés en si peu de temps!!!