Nous nous réveillons à 8h, au son des pigeons (et autres volatiles) qui semblent avoir un malin plaisir à utiliser notre toit de tôle comme trampoline. La nuit a été longue : les coupures de courant fréquentes jumelées à un climatiseur hors d’usage ont eu raison de nous. À plusieurs reprises, nous nous sommes réveillés en sueur, un peu découragés de ne pouvoir rien faire pour s’échapper de ce four. Ce matin, nous sommes donc un peu (beaucoup) fatigués. On se console en se disant que de toute façon, nous ne sommes pas ici pour nous livrer à de longues visites : à Pakokku, il n’y a pas grand-chose à faire ou à voir, et au fond, c’est ce qui en fait une ville si plaisante. Nous paressons à la guesthouse, nous lisons sur la petite terrasse d’où nous pouvons observer la rivière. Après un moment, grand-maman Mya vient nous rejoindre et commence le récit de sa longue (et surtout bien remplie) vie. Voilà qui nous occupera jusqu’au dîner!
Encore une fois, la marche jusqu’au resto est assez réjouissante : nous portons nos longyis, et s’il y a bien un endroit où ça a son effet, c’est ici! Les gens, déjà ultra souriants et étonnés de voir des touristes dans leur petite bourgade, sont carrément éberlués lorsqu’ils voient que nous revêtissons l’habit traditionnel. Ajoutons à cela un « bonjour », « merci » et « c’est délicieux » dans leur langue et… on passe proche de l’évanouissement!
Il s’agit du genre d’endroit où, si ce n’était de la chaleur accablante qui rend les après-midi paresseux et les nuits moites et collantes, nous pourrions passer plusieurs jours à simplement marcher dans les rues et saluer les gens tout autour. Cependant, nous quittons déjà demain : le temps file, et dans 10 jours seulement nous retournons à Bangkok. Après nous être informés, il semblerait que malgré les élections, il nous sera possible de prendre le bus pour Bagan demain matin. En espérant que tout se passera bien… c’est une véritable page d’histoire que nous vivrons demain!