Bon, ça y est : après une longue attente de 2h à frire (et à fondre) sous le soleil, notre demande de visa est déposée. Seul problème : étant donné qu’il faut 48h pour que le visa soit prêt, et que l’ambassade est fermée la fin de semaine, nous ne pourrons venir récupérer notre passeport que lundi après-midi. Nous qui comptions partir pour une semaine au Cambodge dans un ou deux jours, cela nous emmerde un peu… Nous hésitons beaucoup, changeons d’idée à toutes les heures de la journée et décidons finalement de changer (pour la énième fois) nos plans. Plutôt que d’aller passer un 5 jours de course au Cambodge, et de ne visiter qu’un seul endroit, nous prolongerons notre séjour en Birmanie, pays dont nous n’entendons que du bien depuis quelques semaines. Ainsi, plutôt que d’y rester 3 semaines, nous y resterons un mois, ce qui nous permettra d’ajouter à notre itinéraire une ou deux étapes.
À vrai dire, la mésaventure du visa s’avère être positive : bien que nous nous plaisons en Thaïlande, nous nous rendons chaque jour compte à quel point il est impossible d’échapper au tourisme de masse qui n’a cessé de transformer ce pays (et la très grande majorité des pays d’Asie du Sud-Est) depuis des dizaines d’années. Ici, on se sent parfois en camp de vacances, avec des hordes de touristes qui déambulent dans les rues pas milliers, en maillot de bain et bière à la main, comme s’ils étaient déjà à la plage, ne s’attardant apparemment à aucun autre aspect de la Thaïlande…
La Birmanie et son territoire encore presque vierge de tourisme nous attire donc énormément : bientôt, plus de McDo, pas de 7/Eleven à tous les coins de rue, un accès à internet limité, aucun distributeur de billets (ATM) dans tout le pays, de petits villages comptant à peine 3 ou 4 guesthouses, des jungles, des lacs… Bref, on est bien excités de découvrir ce nouveaux pays où nous croyons (et l’espérons profondément) découvrir une culture plus authentique.
Départ prévu mercredi prochain, deux jours après la collecte de notre visa : du 14 mars au 10 avril, au revoir la Thaïlande, et bonjour le Myanmar!
Mais, en attendant, aussi bien profiter des avantages d’une ville moderne, développée et multiculturelle : quelques bières avec nos amis français, Thomas et Alice, et découverte d’un vrai petit miracle … un stand à poutine! Oui, oui, de la POUTINE! Et de la « quasie-vraie » cette fois-ci! Bonnes grosses fritounes, vraie sauce brune et fromage en cubes (hélas, pas en crotte). Semblerait-il que la dame qui tient le stand est la femme de Bruno Blanchet, le comédien québécois qui, paraît-il, vit en Thaïlande depuis quelques années. Légende ou vérité, qui sait? Tout ce qu’on peut vous dire, c’est qu’elle était bonne en TITI notre poutine (bah, pour une poutine thaïlandaise quand même…).