Après un trajet éclair en minivan à partir de Bangkok, nous voici arrivés à Ayutthaya, que nous visiterons rapidement avant de reprendre la route demain matin.
Le voyage en minivan s’est bien passé, et ce nouveau moyen de transport se révèle être une très belle surprise : véhicule tout neuf, ultra-confortable, climatisé, conduit de façon sécuritaire… On est aux anges (surtout moi, qui, pour une fois, n’ai pas eu besoin de prendre de gravol!). Pour ajouter à notre surprise : un conducteur prudent, ponctuel et coopératif (et qui nous réveille lorsque nous sommes rendus à destination)… quoi demander de mieux?
Nous arrivons à Ayutthaya sans trop savoir où nous diriger. Les sacs se font de plus en plus lourds au fil des semaines, et nous rappellent à chaque déplacement qu’il serait grand temps que nous envoyions une partie de nos biens au Canada. Le soleil tape, mais il fait quand même plus frais ici qu’à Bangkok. Après une vingtaine de minutes de marche, nous trouvons finalement un petit guesthouse au milieu d’un grand terrain boisé. La maison est de style traditionnel Thaï, entièrement en bois avec de grands murs ouverts sur l’extérieur, et servaient autrefois d’école aux petits du village. Elle a maintenant été reconvertie en logis pour touristes. La vieille dame qui gère l’endroit est à la fois gentille et autoritaire : son travail est réglé au quart de tour. D’un anglais coupé au couteau, elle nous accueille chez elle en nous donnant des ordres très clairs : « écris ton nom », « prends la clé », « regarde la map ». Elle parle lentement, et de manière très saccadée, et nous sommes heureux d’enfin pouvoir comprendre l’anglais au fort accent thaï (notre oreille s’y fera, mais pour l’instant, les « rrrrrr » rrrrroulés des indiens et leur anglais caricatural mais facile à comprendre nous manque un peu).
Une fois installés, nous prenons des bicyclettes et partons à la découverte de la ville. Nous faisons le tour de la petite île d’Ayutthaya. Ici et là se trouvent des ruines de l’ancienne capitale Siam, datant du 14esiècle. Nous cherchons le marché flottant, mais ce dernier semble avoir disparu (à moins que les pancartes successives pointant des directions opposées n’aient été importées d’Inde, et qu’elles aient pour but d’éloigner les touristes…). Notre balade nous aura au moins permis de croiser une bête étonnante (et aussi EFFRAYANTE - hélas, pas de photo) : un lézard de la taille d’un alligator, sortie tout droit des canaux d’égout. Une chance que nous étions loin! Après une petite recherche sur google, nous savons maintenant que ces bestioles se nomment « Water Monitor », et qu’ils sont très nombreux en Thaïlande. Gare à nous lorsque nous nous promènerons près de plans d’eau…
Pour terminer la journée, nous attendons la noirceur pour nous diriger au « Night Market », un lieu où se succèdent les petits stands à nourriture locale. Nous décidons d’en faire la tournée : buffet improvisé, pour goûter un peu à tout! Premier arrêt : Malaba Chicken, une crêpe très fine pliée de manière carré farcie de poulet, épices, chou et oignons. Deuxième arrêt : riz au basilic et porc (tellement gras et raide qu’on aurait pu croire que le proprio du resto avait visité le Québec au mois de mars, et avait ensuite tenté de reproduire nos chères oreilles de criss). Troisième arrêt : riz recouvert de poulet pané, servi avec coriandre, bouillon de poulet et sauce au chili sucrée. Quatrième arrêt : l’éternel PAD THAÏ, que nous ne pouvions tout de même pas ignorer! Une belle fin de journée tout en gourmandise, qui nous aura permis de goûter à plein de bon mets thaïs, pour un gros total de 2$ chacun!