À tous les jours, on constate (et reconstate!) à quel point l’Inde est un pays de contrastes. En fait, s’il fallait décrire ce pays en un mot, ce serait certainement ce dernier qui serait retenu : contraste. Ici, les extrêmes se côtoient avec un naturel qui ne peut que frapper nos petits yeux occidentaux.
Rien d’étonnant ici à croiser un mendiant presque mort au pied d’un building en verre où siège une des multinationales les plus prospères du monde.
Ou encore, à observer une femme en sari garni de fil d’or traversant les déchets.
Ou à voir une BMW de l’année au milieu des rickshaws bringuebalants et des vieilles Ambassador britanniques de 1955.
Ou bien à apercevoir, à travers la fenêtre d’une petite maison en tôle, une télévision projetant des films de Bollywood.
Ou à croiser des infirmes partout, dans une ville qui doit bien compter des dizaines et des dizaines d’hôpitaux.
Ou encore à voir un homme en veston cravate en train de consulter son blackberry, qui se rend au travail en vélo rickshaw.
Ou à distinguer la bonne odeur des épices et de l’encens à travers celle des déchets et des puissantes émanations de monoxyde de carbone…
Ou à croiser, au petit kiosque ambulant, un jeune qui mange un thali en buvant un Coke.
Ou encore, en ce qui nous concerne, à utiliser le métro ultra-moderne et flambant neuf de Delhi, pour aller marcher dans de grandes avenues vertes et quasi désertes dans les quartiers riches de la ville, alors que pas plus tard qu’hier, nous étions pris dans la foule d’Old Delhi, au beau milieu d’un dense réseau d’allées étroites où s’entassaient maison et étales du marché…